Eni Explore un Accord FLNG pour Booster les Flux de Trésorerie du GNL
Eni a mandaté Morgan Stanley pour explorer un accord impliquant ses actifs flottants de GNL, pouvant lever au moins 1 milliard d'euros auprès d'investisseurs d'infrastructure comme Apollo, KKR et Stonepeak.

Le géant énergétique italien Eni poursuit une structure de financement novatrice pour extraire davantage de valeur de ses opérations de gaz naturel liquéfié (GNL) sans en perdre le contrôle. La société a mandaté la banque d'investissement Morgan Stanley pour explorer un accord potentiel impliquant ses actifs flottants de GNL (FLNG), les fonds d'infrastructure Apollo, KKR et Stonepeak ayant été approchés lors de discussions préliminaires.
La structure proposée permettrait à des investisseurs externes d'injecter des capitaux dans un véhicule lié aux flux de trésorerie des opérations flottantes de GNL d'Eni, pouvant lever au moins 1 milliard d'euros. Cette approche reflète une tendance parmi les entreprises énergétiques à monétiser les actifs d'infrastructure via des ventes de participations minoritaires ou des accords de partage de flux de trésorerie, en particulier dans le secteur du GNL, très capitalistique, où la demande devrait croître considérablement au cours de la prochaine décennie.
Pour les traders d'énergie, cet accord souligne la financiarisation croissante des infrastructures GNL et l'attrait du secteur pour les investisseurs institutionnels cherchant des rendements stables à long terme liés à la demande mondiale de gaz. La décision d'Eni pourrait créer un précédent pour d'autres producteurs de GNL cherchant à débloquer des capitaux sans vendre d'actifs essentiels. Les acteurs du marché surveilleront les détails supplémentaires sur la valorisation et la structure du véhicule, ainsi que l'appétit des investisseurs en infrastructure pour les flux de trésorerie liés au GNL dans le contexte de la transition énergétique en cours.