Une grève en Australie menace de resserrer encore l'offre mondiale de GNL
La menace de grève à l'usine GNL Ichthys d'Inpex en Australie à partir du 27 mai pourrait resserrer davantage les marchés mondiaux du GNL déjà tendus par les risques géopolitiques.

Une coalition syndicale en Australie a menacé de lancer une grève de deux semaines à l'usine d'exportation de GNL Ichthys d'Inpex à partir du 27 mai, ce qui pourrait perturber une part significative de l'approvisionnement mondial en gaz naturel liquéfié. L'Offshore Alliance, avec le Syndicat des travailleurs australiens et le Syndicat maritime d'Australie, a notifié à la compagnie énergétique japonaise 243 arrêts et interdictions de travail prévus sur le site entre le 27 mai et le 10 juin, après l'échec des négociations.
Cette menace de grève survient alors que les marchés mondiaux du GNL sont déjà sous forte tension. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment le conflit en cours avec l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, ont considérablement réduit l'offre. L'Australie est l'un des plus grands exportateurs de GNL au monde, et toute perturbation à Ichthys—un centre de production majeur—pourrait retirer des volumes substantiels d'un marché déjà tendu. Pour les traders, cela ajoute une nouvelle couche de risque d'approvisionnement qui pourrait soutenir les prix spot du GNL et élargir les écarts régionaux. Le tableau de bord des carburants en direct de NowPrice permet aux traders de suivre ces mouvements de prix en temps réel.
Les acteurs du marché se concentreront désormais sur la possibilité d'un accord de dernière minute entre les syndicats et Inpex avant le 27 mai. Si la grève a lieu, l'impact sur les flux mondiaux de GNL dépendra de sa durée et de l'ampleur des réductions de production. Les traders doivent également surveiller les éventuels détournements de cargaisons en provenance d'autres fournisseurs et toute réponse de la demande des principaux acheteurs asiatiques, notamment le Japon et la Chine, qui dépendent fortement du GNL australien.