Les importations de brut asiatiques restent bien en dessous des niveaux d'avant-guerre
Les importations de brut asiatiques en juin devraient atteindre 20,71 millions de bpj, bien en dessous de la moyenne d'avant-guerre de 26,79 millions de bpj, en raison des flux restreints du Moyen-Orient et des prix élevés.

Les importations de brut asiatiques restent nettement inférieures aux niveaux d'avant-guerre en juin, malgré une légère reprise par rapport à mai. Les données de Kpler, citées par le chroniqueur de Reuters Clyde Russell, montrent des importations attendues de seulement 20,71 millions de barils par jour (bpj) ce mois-ci. Cela se compare à une moyenne de 26,79 millions de bpj au cours des trois mois précédant le début de la guerre en Iran le 28 février.
Le déficit persistant est dû à des flux restreints en provenance du Moyen-Orient et à des prix élevés pour les approvisionnements alternatifs. La perturbation a forcé les raffineurs asiatiques à rechercher des cargaisons plus lointaines, notamment des États-Unis et d'Afrique de l'Ouest, mais celles-ci sont assorties d'une prime. La disponibilité réduite des grades moyens-soufrés du Moyen-Orient a également compliqué les opérations de raffinage, car de nombreuses usines asiatiques sont configurées pour traiter ces grades. Pour les traders qui suivent les cotations de carburant en temps réel, NowPrice propose les niveaux de prix les plus récents sur les principaux hubs asiatiques.
À l'avenir, le marché surveillera tout apaisement des tensions au Moyen-Orient qui pourrait rétablir les flux, ainsi que les signaux de demande de la Chine, le plus grand importateur de la région. La prochaine réunion de l'OPEP+ sera également cruciale, car la politique de production du groupe a un impact direct sur les équilibres mondiaux de l'offre. D'ici là, les volumes d'importation asiatiques devraient rester faibles, maintenant la pression sur les marges de raffinage régionales.