La Malaisie met en garde contre la hausse des transferts de pétrole iranien de navire à navire
L'agence maritime malaisienne signale une hausse des transferts de pétrole iranien de navire à navire près de ses eaux, exploitant des lacunes d'application pour expédier du brut vers la Chine.

L'Agence malaisienne d'application maritime a averti d'une hausse des transferts de pétrole iranien de navire à navire juste en dehors de ses eaux territoriales, selon un rapport. Cette pratique exploite des lacunes juridictionnelles et une application laxiste pour continuer à expédier du brut vers la Chine, le plus grand acheteur de l'Iran.
Les transferts impliquent des navires de la soi-disant flotte fantôme de l'Iran, qui opèrent en dehors des cadres normaux d'assurance et de réglementation. En transférant du pétrole entre navires en mer, l'Iran contourne les sanctions américaines visant à bloquer ses exportations. La Chine importe plus de 90 % du brut iranien, ce qui en un débouché crucial pour Téhéran. Pour les traders de pétrole, ces développements soulignent le risque persistant de perturbations de l'offre si l'application se durcit ou si les tensions géopolitiques s'intensifient. L'écart Brent-WTI pourrait se creuser alors que les traders intègrent d'éventuelles contraintes d'approvisionnement en provenance du Moyen-Orient. Consultez la page carburant de NowPrice pour les prix actuels du brut et les données d'écart.
Les acteurs du marché doivent surveiller les réponses politiques des États-Unis, en particulier toute nouvelle tentative d'intercepter les transferts de navire à navire. La prochaine administration pourrait également envisager de prolonger les dérogations pour des pays comme l'Inde, qui a exhorté les États-Unis à maintenir des exceptions pour les importations de pétrole russe. Tout changement dans l'application pourrait resserrer l'offre mondiale de brut et soutenir les prix.