Les stocks de pétrole brut et d'essence américains chutent à nouveau, mais les prix restent stables
Les stocks de pétrole brut américains ont chuté de 9,1 millions de barils la semaine dernière, prolongeant une baisse de 44 millions sur 8 semaines, mais le WTI reste confiné dans une fourchette en raison de l'incertitude sur la demande.

Les stocks de pétrole brut et d'essence américains continuent de chuter fortement, mais le marché ignore ces baisses alors que les prix restent confinés dans une fourchette. L'American Petroleum Institute (API) a signalé une baisse de 9,119 millions de barils des stocks de brut pour la semaine se terminant le 5 juin, dépassant largement les prévisions des analystes d'une baisse de 3,4 millions de barils. Il s'agit de la huitième baisse hebdomadaire consécutive, totalisant 44 millions de barils au cours des deux derniers mois. Malgré ces retraits significatifs, les stocks de brut sont encore en hausse de près de 7 millions de barils depuis le début de l'année, et les stocks d'essence ont également enregistré une baisse, bien que moindre que la semaine précédente.
Pour les traders d'énergie, les baisses persistantes des stocks signalent généralement un marché plus tendu, ce qui devrait soutenir des prix plus élevés. Cependant, le brut WTI n'a pas réussi à sortir de sa récente fourchette de négociation, oscillant autour de 70 dollars le baril. Ce décalage suggère que le marché se concentre sur des préoccupations plus larges concernant la demande, notamment le ralentissement de la croissance économique en Chine et la possibilité de taux d'intérêt plus élevés aux États-Unis, ce qui pourrait freiner la consommation de carburant. Les prix en direct du carburant et les graphiques sur NowPrice montrent que le marché réagit davantage aux vents contraires macroéconomiques qu'au resserrement de l'offre. De plus, l'écart de crack pour les raffineurs reste sous pression, car la demande d'essence n'a pas augmenté aussi fortement que prévu pendant la saison estivale de conduite.
À l'avenir, les traders surveilleront les données officielles de l'Energy Information Administration (EIA) plus tard cette semaine pour confirmer les chiffres de l'API. Si l'EIA fait état d'une baisse similaire, cela pourrait fournir un certain soutien à court terme pour les prix. Cependant, la question clé reste de savoir si la demande se redressera suffisamment pour absorber l'offre actuelle. Les décisions de production de l'OPEP+ et les libérations de la réserve stratégique américaine seront également au centre des attentions. Tout signe de rebond de la demande pourrait déclencher une cassure, mais pour l'instant, le marché semble être en mode attente.