Lagarde défend la hausse des taux de la BCE en juin dans Les Echos
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a défendu la hausse des taux de juin dans une interview aux Echos, signalant que la banque centrale reste déterminée à maîtriser l'inflation malgré les vents contraires économiques.

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré au journal français Les Echos que la décision de la BCE de relever ses taux d'intérêt le mois dernier était la bonne, repoussant les critiques selon lesquelles un resserrement de la politique pourrait étouffer la fragile reprise de la zone euro.
La BCE a relevé son taux de dépôt de 25 points de base en juin, le portant à 3,75%, alors qu'elle continue de lutter contre une inflation qui reste supérieure à son objectif de 2%. Les remarques de Lagarde renforcent la position restrictive de la banque centrale, soulignant que la lutte contre les pressions sur les prix n'est pas encore terminée. Pour les traders de taux, cela réaffirme l'engagement de la BCE en faveur d'un resserrement dépendant des données, la prochaine décision dépendant des données d'inflation et de salaires à venir. La courbe des rendements de la zone euro s'est aplanie ces dernières semaines alors que les marchés intègrent un rythme plus lent de hausses, mais les commentaires de Lagarde pourraient inciter à une réévaluation des attentes en matière de taux. Les cotations de taux en temps réel de NowPrice montrent le rendement du Bund allemand à 10 ans oscillant près de ses récents sommets, reflétant l'incertitude politique actuelle.
À l'avenir, les traders se concentreront sur la réunion de juillet de la BCE, où une autre hausse de 25 pb est largement attendue. Les données clés comprennent les chiffres de l'inflation de la zone euro pour juin, qui seront publiés la semaine prochaine, et l'enquête trimestrielle de la BCE sur les prêts bancaires, qui fournira des indices sur la manière dont le resserrement de la politique se transmet à l'économie réelle. L'interview de Lagarde suggère que la banque centrale est prête à ignorer les préoccupations de croissance à court terme pour garantir que l'inflation soit durablement ramenée à l'objectif.