La BCE juge que la paix en Iran ne suffit pas à résoudre le choc énergétique
Les responsables de la BCE indiquent qu'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran n'empêchera pas de nouvelles hausses de taux, le choc énergétique ayant déjà infligé des dommages économiques importants.

Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) signalent qu'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran ne les empêchera pas nécessairement de relever encore les taux d'intérêt, même s'il évite un dépassement plus prononcé de l'inflation.
Bien que les décideurs politiques, dont la présidente Christine Lagarde, se félicitent de la perspective d'une reprise des expéditions de pétrole via le détroit d'Ormuz, ils affirment que des ravages économiques importants ont déjà été infligés et ne regrettent pas la décision de hausse de la semaine dernière. La BCE a relevé ses taux de 25 points de base la semaine dernière et les responsables indiquent qu'un nouveau resserrement est probable alors que le choc énergétique continue de se répercuter sur les prix de base. Pour les traders d'énergie, la perspective d'une reprise des flux pétroliers iraniens pourrait atténuer les contraintes d'offre, mais la position restrictive de la BCE suggère que les pressions du côté de la demande dues à un resserrement de la politique monétaire pourraient peser sur les prix du brut à moyen terme. Les traders peuvent suivre les mouvements de prix du brut et des carburants en temps réel sur le tableau de bord en direct de NowPrice.
À l'avenir, les marchés se concentreront sur les données d'inflation à venir et sur tout signe de percée diplomatique entre Washington et Téhéran. La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE en juillet sera surveillée de près pour obtenir d'autres signaux sur les taux, tandis que l'évolution de l'écart Brent-WTI et des écarts de crack fournira des indices sur les marges de raffinage et la dynamique de l'offre.