Le gazoduc transcaspien toujours bloqué après 27 ans de discussions
Le gazoduc transcaspien reste bloqué après 27 ans, mais l'intérêt renouvelé des pays occidentaux en raison des perturbations en Iran et des préoccupations sur le transit russe pourrait relancer les efforts diplomatiques.

Le gazoduc transcaspien, un projet proposé pour la première fois à la fin des années 1990 pour transporter du gaz naturel du Turkménistan vers l'Europe via l'Azerbaïdjan, reste bloqué après 27 ans de négociations diplomatiques et commerciales. Malgré son importance stratégique pour diversifier l'approvisionnement énergétique de l'Europe et réduire sa dépendance vis-à-vis de la Russie, le gazoduc a rencontré des obstacles persistants, notamment des différends juridiques non résolus sur le statut de la mer Caspienne, des coûts de construction élevés et des tensions géopolitiques.
Pour les traders de pétrole et de gaz, la relance du gazoduc remodelerait la dynamique de l'offre régionale. S'il est achevé, il pourrait apporter jusqu'à 30 milliards de mètres cubes par an de gaz turkmène sur les marchés européens, ce qui pourrait atténuer les pressions sur les prix et réduire la prime sur les cargaisons de GNL. L'attention renouvelée lors de la Semaine de l'énergie de Bakou, motivée par les perturbations des routes traditionnelles en provenance d'Iran et le désir de l'Occident de contourner les réseaux de transit russes, suggère que le projet pourrait gagner un nouvel élan. Les utilisateurs de NowPrice peuvent suivre les prix du carburant et les graphiques en direct pour voir comment les développements géopolitiques impactent les marchés de l'énergie.
À l'avenir, des obstacles clés subsistent. Le statut juridique de la mer Caspienne, régi par la Convention de 2018 sur le statut juridique de la mer Caspienne, nécessite toujours le consentement unanime des cinq États riverains pour tout gazoduc sous-marin. De plus, les accords de financement et commerciaux doivent être sécurisés. Les traders doivent surveiller les signaux diplomatiques du Turkménistan, de l'Azerbaïdjan et de la Turquie, ainsi que toute avancée sur la route de transport du Corridor central, qui pourrait indiquer une intégration régionale plus large.