Le Koweït propose du pétrole aux acheteurs asiatiques pour la première fois depuis le début de la guerre
Le Koweït propose du brut aux raffineurs asiatiques pour la première fois depuis le début de la guerre en Iran, signalant que les flux pétroliers du golfe Persique reprennent malgré les menaces sur le transport à travers le détroit d'Ormuz.

Le Koweït propose pour la première fois du brut aux raffineurs asiatiques depuis le début de la guerre en Iran, marquant un changement significatif dans les flux pétroliers du golfe Persique. Cette décision suggère que les producteurs rouvrent progressivement les voies d'approvisionnement malgré les menaces sur le transport à travers le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Les contrats à terme sur le Brent et le WTI ont réagi avec une légère baisse, tandis que l'écart Brent-WTI s'est resserré, reflétant une perception d'offre accrue. La capacité de réserve de l'OPEP+, estimée à environ 4 millions de barils par jour, pourrait être mise à contribution si d'autres producteurs suivent l'exemple koweïtien.
Pour les négociants en pétrole et gaz, cette évolution signale un possible assouplissement des contraintes d'offre qui ont maintenu les prix élevés. La reprise des exportations koweïtiennes vers l'Asie pourrait augmenter les barils disponibles sur le marché, exerçant une pression à la baisse sur les indices de référence du brut. Les prix du carburant en direct et les graphiques sur NowPrice montrent comment le marché réagit à ces dynamiques du côté de l'offre. Par ailleurs, les marges de raffinage (crack spreads) restent sous pression en raison de la faiblesse de la demande chinoise, tandis que les stocks stratégiques américains (SPR) sont à leur plus bas niveau depuis 40 ans, limitant la marge de manœuvre des États-Unis en cas de nouvelle perturbation. Le marché est actuellement en contango modéré, ce qui incite au stockage et pourrait absorber une partie de l'offre supplémentaire.
À l'avenir, les traders surveilleront si d'autres producteurs du Golfe suivent l'exemple du Koweït et si des perturbations du trafic pétrolier à travers le détroit d'Ormuz se matérialisent. Les semaines à venir révéleront également comment les raffineurs asiatiques réagissent aux nouvelles offres et si la demande reste suffisamment robuste pour absorber l'offre supplémentaire. La coordination entre l'Arabie saoudite et la Russie au sein de l'OPEP+ sera cruciale : tout désaccord pourrait accélérer la hausse des volumes. Enfin, l'évolution de la demande marginale chinoise, notamment après les récentes mesures de relance, déterminera si le marché peut digérer ces barils sans effondrer les prix.