Les prix du pétrole chutent alors que le marché parie sur une réouverture d'Ormuz malgré les lents mouvements des pétroliers
Les prix du pétrole ont chuté alors que les traders parient sur une réouverture du détroit d'Ormuz après le cessez-le-feu américano-iranien, même si les flux de pétroliers restent lents et que les risques géopolitiques persistent.

Les prix du pétrole ont chuté vendredi alors que les acteurs du marché parient de plus en plus sur une réouverture du détroit d'Ormuz après l'accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, même si le rythme des départs de pétroliers du Golfe reste étonnamment lent.
Le cessez-le-feu, signé en début de semaine, prévoit une fenêtre de 60 jours pour l'évacuation des pétroliers bloqués dans le Golfe depuis mars. Cependant, les données montrent que seuls quelques navires sont partis jusqu'à présent, suggérant des obstacles logistiques ou une incertitude persistante. Le Koweït a annoncé que sa production pétrolière pourrait atteindre 2 millions de barils par jour en une semaine, ajoutant à la pression du côté de l'offre. Parallèlement, la situation entre Israël et le Liban reste tendue et l'Iran a tenté de réaffirmer son autorité sur Ormuz dans les premiers jours suivant le cessez-le-feu.
Pour les traders d'énergie, l'évolution des prix reflète un cas classique de marchés qui anticipent. L'attente d'une reprise des flux via Ormuz—qui assure environ 20% du transit pétrolier mondial—a pris le pas sur la réalité actuelle des pétroliers bloqués. Si la réouverture se concrétise, elle pourrait rapidement ajouter de l'offre à un marché déjà bien approvisionné, poussant potentiellement le Brent et le WTI à la baisse. Les traders peuvent consulter la page carburant de NowPrice pour des prix en temps réel sur les bruts de référence et les produits raffinés.
À l'avenir, le catalyseur clé sera le rythme réel des dégagements de pétroliers au cours de la semaine prochaine. Une évacuation plus rapide que prévu confirmerait la thèse baissière, tandis que tout retard ou regain de tensions pourrait déclencher un net rebond. Le front israélo-libanais et les postures de l'Iran seront également surveillés de près. La fenêtre de 60 jours fournit un calendrier, mais la réaction du marché suggère que les traders intègrent déjà une réouverture sans heurts.