Le pétrole se stabilise après la plus forte baisse en deux semaines dans l'attente de l'accord sur Hormuz
Les prix du pétrole se sont stabilisés après la plus forte baisse en plus de deux semaines, les marchés attendant les détails d'un accord américano-iranien visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, des analystes prévenant d'une gueule de bois de guerre de plusieurs années.

Les prix du pétrole se sont stabilisés mardi après avoir subi leur plus forte baisse quotidienne en plus de deux semaines, les traders marquant une pause pour évaluer l'impact potentiel d'un accord américano-iranien qui pourrait rouvrir le détroit d'Ormuz. L'accord, encore en attente de détails finaux, devrait atténuer les perturbations d'approvisionnement qui ont tenu les marchés en haleine. Paul Gooden, responsable des ressources naturelles chez Ninety One, a prévenu que le marché pétrolier vivra avec une 'gueule de bois de guerre' pendant plusieurs années, ce qui implique que même avec une résolution diplomatique, les chaînes d'approvisionnement et les primes de risque pourraient mettre du temps à se normaliser.
La stabilisation fait suite à une forte vente déclenchée par l'optimisme suscité par les pourparlers américano-iraniens. Le détroit d'Ormuz, un point de passage critique pour environ 20 % du transit pétrolier mondial, a été une source majeure d'incertitude. Tout accord rétablissant un passage sûr à travers le détroit pourrait libérer une offre importante, en particulier de l'Iran, dont les exportations ont été limitées par les sanctions et le conflit. Pour les traders, la question clé est de savoir à quelle vitesse les flux peuvent reprendre et si l'OPEP+ ajustera sa production pour accueillir le retour des barils iraniens. Les cotations de carburant en temps réel de NowPrice montrent le Brent évoluant autour de 82 dollars, avec le WTI à environ 78 dollars, reflétant un positionnement prudent.
À l'avenir, les acteurs du marché se concentreront sur le texte officiel de l'accord américano-iranien et sur tout calendrier de mise en œuvre. La prochaine réunion de l'OPEP+, prévue début juillet, sera cruciale pour déterminer si le groupe peut gérer l'afflux potentiel de pétrole iranien sans déstabiliser les prix. De plus, les données hebdomadaires sur les stocks américains de l'EIA fourniront des signaux de demande à court terme. Bien que le risque immédiat d'un choc d'offre se soit atténué, la gueule de bois structurelle résultant d'années de conflit signifie que la volatilité est susceptible de persister.