Les subventions aux combustibles fossiles atteindront 1 000 milliards $ sous le choc des prix de l'énergie dû à la guerre, selon l'ONU
L'ONU prévoit que les subventions mondiales aux combustibles fossiles atteindront 1 100 milliards $ en 2026, les gouvernements protégeant les consommateurs des prix élevés de l'énergie exacerbés par la guerre en Iran, faussant les signaux du marché et retardant la transition éner

Les subventions aux combustibles fossiles devraient atteindre 1 100 milliards de dollars en 2026, selon un nouveau rapport des Nations Unies, alors que les gouvernements du monde entier augmentent leurs dépenses pour protéger les consommateurs du choc des prix de l'énergie déclenché par la guerre en cours en Iran.
La projection de l'ONU souligne comment le conflit géopolitique force un retour en arrière de plusieurs années de réforme progressive des subventions. La guerre en Iran a fait grimper les prix du pétrole brut et du gaz naturel, incitant les gouvernements, de l'Europe à l'Asie, à plafonner les prix de détail des carburants, à réduire les taxes et à fournir des transferts directs en espèces aux ménages. Ces mesures, bien que politiquement nécessaires pour contenir l'inflation et les troubles sociaux, suppriment artificiellement les prix finaux et encouragent la consommation continue de combustibles fossiles. Pour les traders d'énergie, la hausse des subventions signifie que la destruction de la demande est retardée, maintenant un plancher sous les prix mondiaux du pétrole et du gaz même si les craintes de récession augmentent. Les traders peuvent suivre l'impact sur les prix des carburants en temps réel grâce au tableau de bord en direct de NowPrice.
À l'avenir, la durabilité de ces subventions est discutable. De nombreux gouvernements sont déjà confrontés à des budgets fiscaux tendus, et l'ONU prévient que des subventions prolongées pourraient verrouiller des émissions de carbone plus élevées et saper les objectifs climatiques. Les données clés à surveiller comprennent les prochaines évaluations fiscales du FMI, les décisions de production de l'OPEP+ et tout signe de réduction des subventions dans les grandes nations consommatrices comme l'Inde, la Chine et l'Union européenne. Une suppression soudaine des subventions pourrait libérer une vague de destruction de la demande et accélérer la transition énergétique, mais pour l'instant, le marché reste soutenu par l'intervention gouvernementale.