Lane de la BCE : Les décisions de politique resteront prises réunion par réunion
L'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, a réitéré que les décisions de politique monétaire seront prises réunion par réunion, tout en notant que les chocs énergétiques d'offre pèsent sur la croissance et l'inflation de la zone euro.

L'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), Philip Lane, a réitéré que les décisions de politique monétaire continueront d'être prises réunion par réunion, repoussant toute spéculation du marché sur une trajectoire de taux prédéfinie. S'exprimant lors du dîner du Centre for European Reform, Lane a fourni une analyse détaillée de l'impact des chocs énergétiques d'offre sur l'économie de la zone euro.
Lane a expliqué que les hausses du prix du pétrole causées par des perturbations de l'offre — en particulier les événements géopolitiques — tendent à réduire la croissance du PIB de la zone euro d'environ 0,2 à 0,3 point de pourcentage au cours des années suivantes via une consommation plus faible, une baisse des investissements et une incertitude accrue. Il a également distingué les chocs énergétiques mondiaux des chocs régionaux, notant qu'un choc mondial augmente non seulement les prix de l'énergie, mais aussi le coût des biens importés dans les chaînes d'approvisionnement, entraînant un impact plus fort sur la croissance et des pressions inflationnistes plus fortes qu'un choc localisé. Pour les cambistes, cette distinction compte car un choc d'inflation plus persistant pourrait maintenir la BCE sur une position restrictive plus longtemps, soutenant l'euro via des écarts de taux plus larges par rapport aux banques centrales confrontées à moins de pression d'offre. Les traders peuvent consulter la page fx de NowPrice pour les derniers cours de l'EUR/USD et les attentes de taux implicites.
À l'avenir, les marchés se concentreront sur les prochaines données d'inflation et de PIB de la zone euro pour évaluer les effets différés des chocs énergétiques passés. Les commentaires de Lane suggèrent que la BCE reste dépendante des données, sans engagement sur un calendrier spécifique pour la prochaine décision. Toute escalade supplémentaire des tensions géopolitiques perturbant les approvisionnements énergétiques pourrait renforcer la position prudente de la BCE, retardant potentiellement les baisses de taux et soutenant l'euro. À l'inverse, une dissipation rapide des pressions sur les prix de l'énergie pourrait ouvrir la voie à un assouplissement plus précoce, pesant sur la monnaie unique.