Le pétrole bloqué derrière Hormuz n'est pas une capacité de réserve, prévient le Koweït
Le Koweït prévient que le pétrole bloqué derrière le détroit d'Ormuz ne peut être considéré comme une capacité de réserve, car la reprise de la production prendra 10 à 12 semaines après la réouverture, remettant en cause le récit de surabondance.

Le Koweït a prévenu que le pétrole bloqué derrière le détroit d'Ormuz ne peut être considéré comme une capacité de réserve, car la reprise de la production prendra 10 à 12 semaines après la réouverture, remettant en cause le récit de surabondance.
Le ministre koweïtien du Pétrole a déclaré que même après la réouverture du détroit d'Ormuz, il faudra 10 à 12 semaines pour que la production pétrolière revienne à la normale. Cela contredit l'hypothèse répandue selon laquelle le pétrole bloqué derrière le détroit représente une capacité de réserve facilement disponible qui peut rapidement inonder le marché. Cette déclaration intervient alors que les traders se préparaient à une surabondance en 2026, avec une croissance de l'offre attendue supérieure à la demande, l'OPEP+ ramenant progressivement des barils et la production américaine proche des records. Cependant, le goulot d'étranglement logistique à Ormuz signifie qu'un volume important de pétrole est effectivement hors ligne pendant une période prolongée, resserrant l'offre physique.
Pour les traders de pétrole, ce développement bouleverse le consensus baissier. Le retard dans la restauration de la production derrière Ormuz signifie que l'excédent attendu pourrait ne pas se matérialiser aussi rapidement ou aussi important que prévu. Cela pourrait soutenir les prix du brut à court terme, surtout si la demande reste résiliente. Les cotisations de carburant en temps réel de NowPrice montrent le brut Brent s'échangeant près de 75 dollars le baril, reflétant la réévaluation par le marché des risques d'approvisionnement. La situation met également en évidence la vulnérabilité de l'offre mondiale de pétrole aux perturbations des points de passage, un facteur qui pourrait ajouter une prime de risque aux prix.
À l'avenir, les traders doivent surveiller le calendrier de réouverture d'Ormuz et le rythme réel de la reprise de la production au Koweït et chez les autres producteurs touchés. Tout retard supplémentaire ou tension géopolitique pourrait exacerber le resserrement de l'offre. De plus, les données sur la demande des principaux consommateurs comme la Chine et les États-Unis seront cruciales pour évaluer si le marché peut absorber le retour éventuel de ces barils. Les semaines à venir testeront la résilience de l'équilibre actuel de l'offre et de la demande.