Peut-être que le marché n'a jamais été cher
Une analyse rétrospective suggère que les valorisations des actions ont pu être justifiées par des taux d'intérêt bas et une forte croissance des bénéfices, remettant en cause le récit de marchés surévalués.

Une nouvelle analyse rétrospective remet en question le récit dominant selon lequel les marchés boursiers étaient surévalués ces dernières années. L'argument suggère qu'en tenant compte de l'environnement de taux d'intérêt bas et de la forte croissance des bénéfices, les valorisations ont peut-être été raisonnables depuis le début.
Ce qui s'est passé : L'analyse réexamine les ratios cours/bénéfice historiques et les compare au taux sans risque en vigueur, en utilisant le modèle Fed qui oppose le rendement des bénéfices aux rendements obligataires. Avec le rendement du Trésor à 10 ans oscillant près de ses plus bas historiques pendant une période prolongée, la prime de risque des actions est restée attrayante, justifiant des multiples plus élevés. De plus, les bénéfices des entreprises ont augmenté à un rythme à deux chiffres pendant une grande partie de la reprise post-pandémique, soutenant davantage les cours des actions.
Pourquoi c'est important pour le marché boursier et les traders d'actions : Cette perspective a des implications directes sur l'allocation d'actifs. Si le marché n'a jamais été vraiment cher, alors le récent repli pourrait représenter une opportunité d'achat plutôt qu'une correction à partir de niveaux insoutenables. Pour les traders qui suivent les cotations boursières en temps réel de NowPrice, l'essentiel est de surveiller si la croissance des bénéfices peut continuer à soutenir les valorisations actuelles à mesure que les taux d'intérêt se normalisent. Le débat touche également à la rotation sectorielle : les valeurs de croissance, plus sensibles aux taux d'actualisation, peuvent être particulièrement affectées par les changements de paradigme de valorisation.
Quoi surveiller ensuite : Les investisseurs doivent se concentrer sur les prochains rapports de résultats et les prévisions, en particulier des grands secteurs comme la technologie et la consommation discrétionnaire. La trajectoire des taux d'intérêt, telle qu'indiquée par la Réserve fédérale, sera cruciale. Si le rendement à 10 ans reste contenu, la thèse 'jamais cher' pourrait gagner du terrain. À l'inverse, une hausse durable des taux mettrait à l'épreuve la résilience des valorisations actuelles. Les points de données clés incluent le prochain rapport sur l'IPC et les minutes de la réunion de la Fed pour obtenir des indices sur l'orientation de la politique monétaire.